Accueil Date de création : 26/09/07 Dernière mise à jour : 07/10/08 00:00 / 339 articles publiés
 

jazz

Tout de suite...  (jazz) posté le samedi 22 mars 2008 22:30


 

 

 

Kilimandjaro est le nom d'une société de torréfaction qui appartenait à Miles et c'est Bette Mabry, alors compagne du trompettiste (elle fera carrière sous le nom de Betty Davis) à qui un long morceau est dédié, qui pose sur la pochette. Filles De Kilimandjaro essaie plusieurs configurations : d'un côté Herbie Hancock et Ron Carter, de l'autre Chick Corea et Dave Holland. L'électricité (en l'occurrence le piano électrique) a désormais pris le dessus et l'ambiance feutrée du chef-d'œuvre In A Silent Way, avec ses trois claviers, n'est plus très loin. Tonique.

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Fall...  (jazz) posté le mardi 18 mars 2008 17:25


 

 

 

Avec Nefertiti, le maître Miles enregistre son dernier album totalement acoustique de son quintet des années 60, au sein duquel officie un jeune saxophoniste ténor du nom de Wayne Shorter… Aucune composition présentée n'est signée de Miles Davis, la part belle est laissée à l'écriture de ses musiciens : Wayne Shorter déjà cité mais aussi le pianiste Herbie Hancock et le batteur Tony Williams. Un son direct, à peine voilé, l'utilisation des tambours très à contretemps, le souffle up tempo, voilà ce qui caractérise avant tout cet album où l'on sent poindre les premiers méandres de la musique modale que Miles affectionnera tant par la suite. L'écriture est savante, très soignée, et les interventions de Miles Davis planent au-dessus de l'ensemble avec leur jeu éthéré, accentué par l'orientation mineure du clavier d'Herbie Hancock. On ressent, à l'écoute des solos de Miles, une envie irrésistible de fuite et de solitude, prémices, sans doute, des aventures qui ont suivi. Une oeuvre qu'il faut prendre comme le testament d'une époque où le trompettiste faisait déjà un jazz à l'aune de ses échappées plus récentes. --Jean-Michel Schlosser

 

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My Funny Valentine...  (jazz) posté le mardi 18 mars 2008 17:23

 

 

 

 

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Soul Bossa Nova...  (jazz) posté le lundi 17 mars 2008 21:20


 

 

En 1963, la mode est à la bossa nova et Quincy Jones aime déjà être dans le coup. C'est donc très logiquement que le chef d'orchestre convoque pour l'occasion un big band taillé sur mesure, avec entre autres des maîtres tels que Paul Gonsalves, Jim Hall, Roland Kirk, Phil Woods ou Clark Terry, histoire de se réapproprier les classiques de la nouvelle vague brésilienne, les confrontant non sans talent à sa science éprouvée des arrangements toujours susceptibles de plaire au plus grand nombre.

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Robot Portrait...  (jazz) posté le lundi 17 mars 2008 20:42


 

 

En 1961, Quincy Jones n'est encore qu'un jeune arrangeur en devenir. Son avenir musical est devant lui, entre son passage à la bossa ("Soul Bossa Nova"), ses nombreux arrangements pour des amis musiciens, ses musiques de films (à partir des années 70) et son incursion dans le funk (années 80) aux côtés de Michael Jackson. Ce Quintessence présente en effet le fruit essentiel de l'homme : un sens inné de l'orchestration, un habillage somptueux et un "swing" soutenu par l'ensemble de ses partenaires. Quand il reprend "Straight, No Chaser" de Thelonious Monk, il pense à l'inclure dans la tonalité générale de son oeuvre : une interprétation dynamique avec un trompettiste et un tromboniste à la clé. Les changements du tempo d'un morceau comme "Hard Sock Dance" sont aussi remarquables : Jones y apporte sa vista d'écriture. Trois thèmes sur huit sont d'ailleurs composés par ses soins. Un album-carte de visite qui scellait une écriture et des arrangements soignés et audacieux. --Eric Frank

 

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